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TPE mon amour : la Très Petite Entreprise a le vent en poupe

Dernière mise à jour : 11 avr. 2023

La création d’entreprise a le vent en poupe…


J’avais vu venir la rafale alors que le chômage battait son plein : créer une entreprise permettait de supplanter la recherche d’emploi en créant le sien propre. Peu importait la réussite, au moins cela faisait bien deux ans de gagnés sur les listes des demandeurs d’emploi. Je n’ai guère échappé à cette règle des années 2000 puisqu’en 2005 j’avais mon numéro SIRET pour rester active.


Bureau avec fauteuil en osier

Cela étant, avoir de l’initiative, je n’en manque pas et une fois le pas franchi, presque tous les possibles sont envisageables bien qu’ils se heurtent à de (trop) nombreuses contraintes : si l’on échappe à un patron, on court vers la rigidité de la société avec ses normes et procédures, son marché pas mature pour vos services, ses clients pénibles et bien d’autres pour vous accueillir.


Mais c’est maintenant tendance de dire « je crée ma boîte », que l’on appelle start up pour faire bien alors que c’est souvent un gros endettement et beaucoup de travail.

L’entreprise, même si elle propose des services tendances, doit survivre et vivre avec des principes de gestion vieux comme le monde. On l’oublie trop, et elle peut être miroir aux alouettes.

Pourtant, c’est la mode, et les aides sont nombreuses, les médias ne manquent pas pour en parler, jusqu’aux psy qui s’en mêlent (par exemple, émission Bel et Bien France 5 du 5 mai 2022).


La Très Petite Entreprise a de l’avenir


Quand je pense à tous ces petits paysans ou artisans dévalorisés de ma jeunesse, je les relookerais volontiers « chef d’entreprise ».

Aujourd’hui ma mère pourrait bien avoir un article dans un journal économique en tant que femme agricultrice à son compte. Avec un peu de bio en plus, ses fromages feraient fureur. Elle n’a eu ni psy, ni Pôle Emploi, ni consultant en entreprise pour la soutenir : juste son courage face à la ferme qui lui tombait dessus.


Alors sans doute que je reproduis un peu, mais les faits sont là et autant partager les joies et les peines de l’entreprise. Synthèse des grandes questions entrevues dans ma TPE.


J’ai été à la charnière de deux axes de création et de temporalité :

  • Créer parce qu’on maîtrise un métier, voire parce qu’on est dans une lignée familiale (agriculture, commerce, notaire, médecin…). On était alors presque entrepreneur de fait quand on possédait un métier. Les suites de 1968 ont fait qu’on ne voulait plus faire comme papa, y compris pour travailler, et les grandes entreprises proposaient le confort du salariat. Les études se sont allongées, on pouvait changer de classe sociale, et sortir de la paysannerie pour être fonctionnaire était le graal.

  • Créer parce qu’on veut être cohérent avec nos idées, que l’on a une cause à défendre. Ainsi vont les entreprises d’aujourd’hui sur des thèmes par exemple d’écologie, d’éthique ou d’être utile aux autres. L’écosystème est favorisant, on a les moyens de nos ambitions… même si l’on n’est pas vraiment entrepreneur, on peut se lancer car presque tous les risques sont permis. Car la grande motivation est plutôt de sortir du cadre et de l’autorité (je vois beaucoup cela chez les jeunes), le goût de la liberté et de faire ce qu’on veut (serait-ce une illusion ?) et/ou de mettre du sens à ce que l’on fait. On ne veut pas forcément développer, juste pouvoir faire comme cela nous convient, d’où le boom de l’autoentreprise, devenue microactivité.


Les risques du métier d’entrepreneur


Porter une entreprise, si petite soit-elle, apporte des risques sur lesquels la vigilance est de mise. Entre autres :

  • L’isolement de son milieu, de son entourage qui se vit en décalage. L’adrénaline de la création, le temps et les rencontres qui vont avec, font qu’on n’a plus d’attention à ceux qui pourtant supportent les (mauvaises) humeurs qui vont avec le stress. Nombre de divorces arrivent souvent à ces moments là. Se dire que si sa famille fait des remarques, c’est peut-être pour retomber sur terre et non pas pour entraver la progression de la TPE et encore moins de l’entrepreneur.

  • La solitude : décider, trancher est l’apanage du chef d’entreprise seul maître à bord. Le conseil est alors d’adhérer à un groupe de pairs pour échanger sur ce rôle et voir que d’autres sont dans la même situation. Se développent aussi les réunions d’affaires pour se constituer un réseau de prescripteurs d’affaires : ça peut aider et rassurer.


Ne pas avoir peur de l'échec


Mais créer apporte beaucoup en connaissances diverses et même si la TPE capote au bout de quelques mois, il restera toujours du bon à cette aventure.

La France accepte peu l’erreur qu’il faut pourtant admettre : si la TPE ne va pas, c’est un « échec » constructif qu’on se le dise. Apprendre, essayer est sans doute préférable que d’avoir des regrets toutes sa vie.

Oser en se disant qu’à tout problème, il y a une solution permet de prendre le risque -qu’il est facile de mesurer avec toutes les aides déjà évoquées.


Et il n’y a pas d’âge pour créer : si c’est possible dès 16 ans administrativement, on voit quelques bambins qui pavoisent sur le net… Ce n’est peut être pas ce qu’il y a de mieux si l’on considère le travail des enfants. Retenons ceux qui osent à tout âge et pourquoi pas tardivement. Comme ma copine Annick, plus belle et active que jamais dans son rôle de commerciale en imprimerie : grand-mère depuis longtemps, je tairai son âge que de toutes façons on n’arrive pas à deviner tant la jouissance de faire comme elle veut quand elle veut lui est bon pour sa forme.


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